La prise de décision
La prise de décision est une fonction cognitive de l’homme pour faire de multiples choix. Plusieurs circuits cérébraux sont impliqués. Des facteurs peuvent rendre certaines décisions difficiles et entraver notre parcours de vie. Ce billet nous aide à faire des choix éclairés. Il s’inspire d’un dossier de Florence Martinez paru dans Sciences et cerveau, numéro 26, mai-juin-juillet 2025, p 34-63.
«Les mécanismes de stratégie décisionnelle se situe dans les parties les plus évoluées du cerveau humain, là où l’on retrouve aussi des fonctions cognitives très sophistiquées comme la capacité à raisonner, à planifier, à se projeter dans l’avenir ou encore à résoudre un problème» (Ibid.). Il s’agit du cortex mais plus particulièrement du cortex préfrontal.
Prendre une décision, c’est une balance fine entre coûts et bénéfices. Face à plusieurs possibilités, il faut prendre celle qui va nous apporter la plus grande récompense avec le plus petit effort.
Plusieurs régions cérébrales ont des projections vers le cortex. Le thalamus est situé au-dessus du tronc cérébral et a deux hémisphères. Il est constitué de plusieurs noyaux, chacun relié à une zone du cortex. La partie dorsale du thalamus est reliée au cortex préfrontal. Le thalamus est un relais pour transmettre des informations sensorielles, cognitives et motrices. Mais en plus, il est un partenaire avec le cortex préfrontal pour une prise de décision adaptée. Chacun joue sa partition.
Le cervelet est situé sous le cerveau et à l’arrière du tronc cérébral. Il aide le cortex cérébral dans des fonctions cognitives comme l’attention, la planification de tâches et la prise de décisions rapides.
Le striatum est la partie intérieure du cerveau. Il est lié fortement au circuit de la récompense et il est indissociable de la prise de décision.
«Quelques cellules nerveuses présentent dans le cortex préfrontal agiraient comme les chefs d’orchestre d’un grand concert cérébral. Ces neurones leaders simplifieraient la prise de décisions en filtrant les stimuli non pertinents et en activant ou en inhibant des neurones en fonction du contexte» (Ibid.) Ils s’activent pour nos décisions quotidiennes.
Récemment, des chercheurs de l’Université de Yale ont identifié trois circuits cérébraux qui se connectent à différentes régions du cerveau dont l’amygdale et les noyaux accumbens. «Les études les plus récentes tendent donc à confirmer que la prise de décision fait appel non pas à une seule zone spécifique du cerveau, mais à une multitude de petites régions impliquées en fonction de la nature des choix et de l’environnement» (Ibid.).
Plusieurs facteurs influencent négativement nos choix :
La dopamine. Elle est un neurotransmetteur fortement associé au plaisir immédiat. La personne est plus sensible aux récompenses, aux bénéfices et à la désirabilité.
Le microbiote intestinal. Il existe une étroite intimité entre santé cognitive et santé du microbiote.
Le stress. L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) montre des modifications au niveau du striatum, le centre de la motivation, et de l’amygdale, impliquée dans le contrôle des émotions.
La peur. Des neurones spécifiques, chargés de surveiller le fonctionnement du corps, sont capables de détourner la prise de décision.
Les billets cognitifs. (biais de confirmation, d’ancrage mental, de simple exposition, de négativité…).
Les maladies neurodégénératives. Les troubles neurocognitifs affectent les régions qui servent à prendre des décisions éclairées.
La surcharge du choix. «Avoir un très grand panel d’options disponibles n’est pas forcément une bonne chose.
Je nous souhaite de faire des choix éclairés.
Billet # 334