L’équilibre acido-basique

«Un terrain acide se caractérise par un effort excessif du corps à neutraliser l’excès d’acides apportés par l’alimentation et/ou générés par le métabolisme cellulaire. Cet effort est lié au dépassement des systèmes tampons physiologiques qui nous protègent au quotidien, et cela peut avoir de nombreuses conséquences pathologiques» (É. Ménat, La clé pour votre équilibre acido-basique, Guérir et bien vieillir, No 102- octobre 2025). Ce billet s’inspire de cette publication.

Le pH sanguin est très stable à 7.4 plus ou moins 0.05. Le corps possède différents systèmes tampons pour neutraliser l’excès d’acides :

les systèmes tampons du sang : calcium, bicarbonates, protéines plasmatiques

ļa régulation pulmonaire : pour les acides “volatils” (CO2)

la régulation rénale : pour les acides forts (acides urique, lactique, sulfurique, phosphorique)

le mésenchyme (tissu interstitiel) : il est situé dans tout les organes autour des cellules.

Le mésenchyme est un lieu d’échanges entre les cellules et le sang pour leur nutrition et leur métabolisme. Il est aussi une éponge métabolique qui store les déchets métaboliques acides. Il passe alors d’un état colloïde (style plasma) à un état gel, plus épais. Les échanges avec les cellules diminuent provoquant anoxie, malnutrition, auto-intoxication.

L’acidose accélère le vieillissement :

Stress oxydatif et dommages cellulaires : cela accélère les maladies de l’âge.

Inflammation chronique : synthèse de cytokines pro-inflammatoires (IL-6, TNF-alpha).

Déminéralisation et fragilité tissulaire.

Blocage métabolique et ralentissement cellulaire.

Les causes principales du terrain acide sont :

L’alimentation

La sédentarité

Le sport en excès

Le stress chronique

Obésité et pathologies respiratoires

Une mauvaise fonction rénale

L’environnement moderne

Les médicaments

Les métaux lourds

Comment mesurer le terrain acide ? En mesurant le pH urinaire à l’aide d’une bandelette réactive ou du papier tournesol. Le pH urinaire doit se situer entre 6,5 et 7,5. Sous ces valeurs, le terrain est acide. La mesure se fait avant les trois repas, trois jours par semaine pour deux à trois semaines.

Sur l’image, nous voyons l’indice PRAL (charge rénale acide potentielle). Il ne tient pas compte cependant du sucre et du phosphore. Pour agir sur l’acidose, il est suggéré de viser chaque jour 70 % d’aliments alcalinisants pour 30 % d’acidifiants, de prendre des probiotiques et des aliments fermentée, de boire de l’eau riche en bicarbonates, de faire de l’activité physique régulière (marche, natation, vélo, yoga), de réduire le stress (méditation, relaxation, cohérence cardiaque) et d’optimiser son sommeil.

«Un terrain acide n’a rien d’inéluctable. Des mesures simples – alimentation adaptée, activité physique, soutien micronutritionnel, gestion du stress – permettent d’en corriger l’impact, pour renforcer le terrain et prévenir la survenue de pathologies à long terme» (Ibid.).

Billet # 337

 

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