Commotion cérébrale : mise à jour
«Une commotion cérébrale est une blessure au cerveau qui survient lorsque celui-ci est violemment secoué et vient heurter la paroi interne du crâne» (B. Lamolet, Québec Science, Volume 64, numéro 6, mars 2026. Et une commotion peut survenir sans perte de conscience.
Au Canada, il survient 200 000 commotions par année. La plupart sont chez les enfants car ils sont plus vulnérables : les neurones sont moins bien protégés par la gaine de myéline et la tête est plus grosse relativement à la taille pouvant occasionner des mouvements plus violents.
Les signes et les symptômes varient. Les plus courants sont les maux de tête, les étourdissements, les troubles de concentration, la confusion, une vision floue, une hypersensibilité au bruit et à la lumière et des nausées. Tout disparaît en quelques semaines. Cependant, le cerveau reste plus vulnérable à un autre traumatisme. Chez l’adulte, l’accumulation de commotions favorise la survenue de troubles neurodégénératifs graves.
Auparavant, la science prônait le repos complet physique et mental jusqu’à disparition des symptômes. Il s’ensuivait un isolement social, un retard scolaire et un retard sportif de compétition. Maintenant, c’est la réactivation précoce. Isabelle Gagnon, physiothérapeute et chercheuse affirme : «À la fin des années 2000, la recherche a commencé à montrer que les jeunes qui faisaient de l’activité physique, encadrée bien sûr, récupéraient plus vite» (Ibid.).
La réactivation précoce consiste à «pratiquer une activité individuelle douce comme marcher, nager ou pédaler, à une intensité qui ne provoque pas de symptômes. Progressivement, on augmente cette intensité et on inclut des exercices plus techniques» (Ibid.).
Le retour à l’école est tôt, progressif et ne doit pas causer de symptômes. Le retour de l’entraînement sportif se fait quand le jeune a récupéré dans tous les domaines.
Pour les adultes, un test sanguin, réalisable en 15 minutes, permet le diagnostic et le pronostic des commotions cérébrales. Il s’agit de doser deux biomarqueurs, les protéines neuronales UCH-L1 et GEAP, libérées après une blessure au cerveau.
Billet # 341