La dégénérescence maculaire

maculaire

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la cause d’handicap la plus fréquente après l’âge de 50 ans. Actuellement, elle sévit chez au moins 8 % de la population. Des personnes dans la vingtaine peuvent être atteintes. À 75 ans et plus, une personne sur trois est atteinte. Il est possible de la prévenir, de limiter sa progression et même de retrouver une meilleure vision.

«La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) … est une maladie  de la rétine provoquée  par une dégénérescence progressive de la macula, partie centrale de la rétine, qui peut apparaître à partir de l’âge de 50 ans, et plus fréquemment à partir de l’âge de 65 ans, provoquant un affaiblissement important des capacités visuelles, sans toutefois les anéantir» (Wikipédia).

«La macula est la partie centrale de la rétine, l’endroit le plus sensible et le plus efficace pour percevoir les petits détails ; elle est responsable de la vision centrale. Une personne touchée par la dégénérescence maculaire conserve donc sa vision périphérique» (ici.radio-canada.ca/ > la dégénérescence maculaire, ce mal qui menace les aînés, K. Brousseau, 15 mars 2018).

L’âge est le facteur le plus important. Les antécédents familiaux, le tabagisme, l’hypertension artérielle, le surpoids, l’aspirine, l’exposition à la lumière du  soleil et à la lumière bleue de nos écrans (tablettes, télévisions, ordinateurs, téléphones cellulaires) sont aussi d’autres facteurs.

Les radicaux libres attaquent notre rétine et plus particulièrement notre macula. La rétine et la macula possèdent un pigment de protection composé de deux caroténoïdes qui sont la lutéine et la zéaxanthine (Julie A. Mares-Perlman, The journal of Nutrition 132, no 3, mars 2002). Malheureusement, notre corps ne les produit pas. Un apport par l’alimentation est très difficile.

Ces deux pigments préservent :

  • notre vision rapprochée. Il s’agit de l’acuité visuelle proche qui nous permet de lire les petits caractères ou de finir le tricot sans nos lunettes de lecture.
  • notre endurance visuelle. Nous pouvons rester concentré longtemps sur un livre ou un écran sans que nos yeux se fatiguent ou que notre vision ne s’embrouille.
  • notre sensibilité à la lumière ou aux contrastes. Cela nous permet de conduire avec sécurité la nuit, de lire les menus au restaurant malgré la faible luminosité ou de se promener dans son lieu de résidence la nuit.

D’autres nutriments participent au maintien d’une vision normale  et protègent les yeux contre le stress oxydatif. Nous nommons vitamine C, vitamine E, bêta-carotène (provitamine A) et zinc (Emily Y. Chew, Ophtalmology 120, no 8, 2013).

Les derniers nutriments sont les acides gras oméga-3 et en particulier le DHA (acide docosahexaénoïque) (John Paul SanGiovanni, Archives of Ophtalmology, 127 no 1, 2009). Le DHA compte pour plus de 50 % des acides gras dans la rétine (1 % à 5% dans les autres tissus).

Certains suppléments contiennent la majorité ou la totalité de ces nutriments (lutéine, zéaxanthine, vitamine C, vitamine E, bêta-carotène, zinc, DHA).

Billet # 282

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