Le néfaste jogging

jogging

Wikipédia définit le jogging comme «une activité physique consistant à courir à pied une certaine distance à un rythme moyennement soutenu. Le terme jogging est repris de l’anglais, où il désigne le fait de courir à moins de 10 km/h». Ce qui n’est pas passé dans la conscience collective c’est que le jogging est néfaste pour la santé, le coeur, les articulations et limite l’espérance de vie.

Généralement, nous pratiquons le jogging comme activité physique de loisir pour améliorer ou entretenir notre condition physique, notre hygiène de vie et notre bien-être. Plus particulièrement, les athlètes et les sportifs réguliers s’y adonnent comme exercice d’échauffement ou de récupération après un effort intense. Il sert aussi comme entraînement à l’endurance.

Alors, où est le problème ? ««Rodolphe Bacquet, rédacteur en chef d’Alternatif Bien-Être écrit : «Comme les autres êtres vivants terrestres, nos corps sont programmés pour piquer des sprints, pas pour courir longtemps !» (www.royalmonaco.net, 13 juillet 2019).

L’animal le plus rapide au monde est le guépard. Il court à 110 km/h… mais pour un maximum de 400 mètres. L’antilope atteint 80 km/h. Elle peut réussir à se sauver car elle a une meilleure endurance. Tous les animaux terrestres ne sont pas bâtis pour courir longtemps.

«À ma connaissance, le seul être vivant capable de passer sa vie à courir , c’est le hamster en cage (dans une roue). Et encore : cela l’épuise tellement qu’il décède généralement de crise cardiaque. Souvent jeune, d’ailleurs…En terme d’endurance à la course, tous les animaux savent instinctivement quand s’arrêter. Tous sauf, donc, le hamster en cage, certains chiens…et l’homme !» (id.).

La course et le jogging provoquent des microtraumatismes répétitifs au niveau des chevilles, des genoux et des hanches. Les cartilages et les ligaments des articulations porteuses sont trop sollicités. «On estime que pour chaque kilomètre couru, ces articulations réceptionnent 800 fois le poids du corps multiplié par 8 ! Autrement dit, un coureur de 80 kg impose, à chaque foulée, une charge d’environ 480 kg sur ses hanches» (ibid.)

En Australie, une étude a prouvé en 2016 que les plus jeunes générations étaient atteintes d’arthrose à cause du surpoids et du jogging (https://www.medibank.com.au/livebetter/health-brief-insights/chronic-joint-disease-taking-its-toll-on-younger-aussies/).

J.O. O’Keefer, chercheur suédois, a démontré en 2012 que chez les athlètes (course à pied, vélo, natation), le coeur s’élargit et le rythme cardiaque devient irrégulier. Ils sont 5 fois plus à risque pour la fibrillation auriculaire (https://dx.doi.org/10.1016%2Fj.mayocp.2012.04.005).

  1. Schnohr, chercheur danois, a constaté en 2016 qu’à partir d’un certain seuil, plus on fait du jogging, plus on risque de mourir prématurément à causes des risques cardio-vasculaires (https://doi.org/10.1016/j.jacc.2014.11.023).

Et quel est ce seuil ? Le temps consacré au jogging ne devrait pas dépasser une à deux heures et demie au grand maximum par semaine. Ce temps devrait être réparti en trois séances et la vitesse devrait être de 8 km/h au grand maximum.

Dans les zones bleues, où les gens vivent plus longtemps et en meilleure santé qu’ailleurs, l’activité physique est omniprésente et naturelle. Mais ceux-ci ne courent pas. Réfléchissons, méditons, partageons la santecorazon.quebec.

Billet # 204

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