Connaître son ikigai

ikigai

Ikigai est un mot qui origine du Japon. Il se décompose en Iki qui veut dire la vie et Kai qui peut se traduire par la réalisation de ce que l’on attend et espère. «Littéralement, le terme se traduit par «joie de vivre», «raison d’être», ou «mission de vie» et concerne autant les adolescents que les actifs et les retraités» (Julie Pujols Benoit, Paris Match, 17 décembre 2017).

Rodolphe Bacquet, rédacteur en chef d’Alternatif Bien-Être, nous écrit à propos de l’ikigai : «Certains le traduisent par «but dans l’existence», «sens à sa vie» ou même «ce qui vous fait lever le matin»…Selon moi l’ikigaï se définit le mieux par l’effet qu’il procure. Et l’un de ces effets, et non des moindres, c’est d’améliorer la santé et de prolonger la vie» (sante-nature-innovation.fr, 5 septembre 2018).

Dans la pyramide des besoins du psychologue Abraham Maslow, le sens à sa vie se situe tout en haut. Dans l’échelle de vérité du psychiatre David Hawkins, la joie se situe au niveau 540, entre l’amour et la paix. L’ikigai «exprime le sens que nous donnons à notre vie et le projet concret qui en découle. L’ikigaï sommeille en chacun de nous, et ne demande qu’à être révélé, à s’épanouir» (Rodolphe Bacquet, sante-nature-innovation.fr, 10 septembre 2018).

Comment trouver son ikigai? Traçons quatre cercles qui se chevauchent. Inscrivons dans le premier ce que nous aimons, dans le second ce pour quoi nous sommes doués, dans le troisième ce pour quoi nous sommes payés et dans le dernier ce dont le monde a besoin.

Faire ce que nous aimons, c’est être dans le flow et ne pas voir le temps passer. Ce pour quoi nous sommes doués, c’est exprimer nos dons naturels, nos talents. Un proche peut nous aider si nous sommes trop humbles. Ce pour quoi nous sommes payés concerne notre travail ou des passe-temps. Ce dont le monde a besoin se réfère à l’humanité, à la société ou à notre communauté.

Lorsque les quatre cercles sont actifs, la passion, la profession, la mission et la vocation sont en manifestation. Quand faire ce que nous aimons n’est pas présent, nous avons une position confortable mais, avec un sentiment de vide. Lorsque ce pour quoi nous sommes doués ne se réalise pas, nous vivons de l’excitation et de l’autosatisfaction, néanmoins avec un sentiment d’incertitude. Si ce pour quoi nous sommes payés est absent, nous sommes dans le plaisir et la satisfaction, toutefois avec de la précarité. Si ce dont le monde a besoin fait défaut, nous expérimentons la satisfaction avec pourtant un sentiment d’inutilité.

L’étude d’Ohsaki a été réalisée par des chercheurs de l’université de Tohoku au Japon. Près de 55 000 japonais adultes ont été suivis pendant sept ans pour suivre l’évolution de leur santé. Ceux qui n’avaient pas d’ikigai, avaient un risque augmenté de mortalité (maladies cardiovasculaires et causes externes). En fait, détenir un ikigai signifie avoir deux fois moins de risque de mourir dans les sept ans à venir (T. Sone, Psychosomatic Medicine, juillet 2008).

«Il n’est jamais trop tard pour devenir ce que l’on aurait pu être» (George Eliot). Réfléchissons, méditons, partageons la santecorazon.quebec.

Billet # 162

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