L’épilepsie traitée par Mozart

Mozart

La musicothérapie améliore l’humeur, réduit l’anxiété, contribue au soulagement de la douleur, améliore le sommeil et contribue au développement de l’enfant prématuré. Elle agit bénéfiquement dans la schizophrénie, l’autisme, la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer. Elle réduit le stress et stimule pendant l’activité sportive.

Lorsque le traitement repose sur les seuls effets directs de la musique sans relation client-thérapeute, nous parlons alors de médecine musicale. C’est dans cette catégorie que nous retrouvons l’épilepsie traitée par Mozart.

 «Il existe plusieurs stratégies visant à aider les personnes épileptiques à contrôler leur maladie : d’abord l’alimentation en réduisant drastiquement les apports en glucides (régime cétogène ou nouveau régime Atkins), ensuite les compléments alimentaires (oméga-3, vitamine D, magnésium…) et… l’écoute de certains morceaux de musique et particulièrement celle de la sonate pour deux pianos K.448 de Mozart» (J. Pouyat, lanutrition.fr, Épilepsie : l’”effet Mozart” de réduction des crises confirmé, 16 septembre 2020).

Des chercheurs ont fait une méta-analyse pour évaluer l’efficacité de la musique de Mozart pour contrôler l’épilepsie (G. Sesso, Clinical Neurophysiology, vol. 131, no 7, juillet 2020). Écouter Mozart chaque jour diminue le nombre de crises d’épilepsie et diminue la fréquence des activités cérébrales anormales entre les crises. Les crises d’épilepsie peuvent se réduire de 31 % à 66 %.

«Ces effets bénéfiques sont obtenus après une seule séance d’écoute et se maintiennent avec des écoutes prolongées dans le temps. Les bénéfices rapportés par la musique peuvent être expliqués par la structure rythmique particulière de cette sonate de Mozart [YouTube > Barenboim & Argerich : Mozart sonata for two pianos, K.448].

«Elle pourrait activer de grands réseaux neuronaux et évoquer des périodicités oscillatoires spécifiques lui permettant ainsi d’exercer des propriétés anti-épileptiques. La musique permet également d’améliorer la transmission de la dopamine (un messager chimique du cerveau) entre les neurones ce qui pourrait réduire la fréquence des crises» (J. Pouyat, ibid.).

«Plus de 300 000 Canadiens et Canadiennes sont touchés par l’épilepsie, une maladie neurologique sévère qui prend la forme de crises provoquées par une activité électrique anormale du cerveau. Actuellement, 30 % des personnes épileptiques ne sont pas soignées efficacement avec les médicaments disponibles ou sont résistantes aux traitements» (www.frqs.gouv.qc.ca > la-recherche-en-vedette > histoire > Épilepsie).

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Billet # 276

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