Nos deux nerfs vagues

nerfs vagues

«Le nerf vague est le nerf crânien dont le territoire est le plus étendu (d’où son nom). C’est un nerf mixte qui convoie des informations motrices, sensitives, sensorielles et surtout végétatives parasympathiques» (Wikipédia).

«C’est le nerf vague qui permet la communication entre nos deux cerveaux, et donc certains effets du microbiote. C’est aussi lui qui explique les effets des techniques corps-esprit» (S. Amiri, www.lanutrition.fr > 7-faits-etonnants-sur-le nerf-vague, 13 janvier 2020).

Mentionnons d’abord qu’il régule le coeur, les poumons, les muscles de la gorge et des voies respiratoires, le foie, l’estomac, le pancréas, la vésicule biliaire, la rate, les reins, l’intestin grêle et le côlon. Ce qui est moins connu, c’est que 80 % des informations qui y circulent vont des organes vers le cerveau.

Le Dr Navaz Habib a écrit le livre Activez votre nerf vague. Il y déclare : «Une fois que l’on a compris que les fringales liées aux aliments qu’exigent nos bactéries intestinales sont en réalité des signaux relayés par le nerf vague à travers le système sanguin, il devient possible de reprendre la main et de modifier notre alimentation pour obtenir un effet bénéfique, non seulement sur notre microbiote, mais aussi sur notre santé globale».

Il poursuit : «Un nerf vague insuffisamment actif peut ne pas être en mesure d’envoyer efficacement ce signal [de satiété]. Conséquence : une sensation continuelle de faim, une absence de perception de la satiété, et une suralimentation au cours des repas».

C’est le nerf vague qui nous permet de ne pas penser à respirer. Il produit de l’acétylcholine qui force les poumons à respirer. Lorsque son tonus est faible, il serait responsable de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) et le syndrome d’apnée obstructive du sommeil.

«La stimulation du nerf vague, notamment sa branche intestinale supérieur droite pourrait être liée à la motivation et au plaisir. En effet, une étude publiée dans le journal Cell, a révélé l’existence d’une population de neurones de récompense à cet endroit. Ces neurones fonctionneraient de la même manière que ceux de la récompense du système nerveux central. Leur stimulation induirait la libération de dopamine» (S. Amiri, ibid.).

De nombreuses maladies de civilisation, comme les maladies auto-immunes, les cancers, les maladies dégénératives et cardiaques résultent d’un état d’inflammation chronique. Or un nerf vague activé participe à la régulation de l’inflammation. Le Dr Bruno Bonaz, gastro-entérologue à Grenoble en France affirme : «Pour la première fois au monde, la stimulation du nerf vague a permis d’éliminer les symptômes de la maladie de Crohn, sans médicament» (www.planetesante.ch > Psycho-et-cerveau > mecanismes-du-cerveau, 10 octobre 2018).

«Les respirations lentes et profondes stimulent le nerf vague qui active à son tour un état de relaxation… Le nerf vague explique donc pourquoi une méthode comme la cohérence cardiaque (qui diminue la variation du rythme cardiaque) fonctionne» (S. Amiri, ibid.).

La stimulation du nerf vague (SNV) est présentement utilisée dans l’épilepsie, la dépression et l’inflammation. «Quoi qu’il en soit, la SNV suscite un grand engouement. On envisage déjà de l’utiliser pour soulager les douleurs, limiter les hémorragies ou encore traiter le diabète, l’obésité et même des cancers. Signe que le nerf vague est en train d’étendre ses ramifications dans de multiples domaines de la médecine» (www.planetesante.ch, ibid.).

Billet # 233

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