Réflexions sur le guide alimentaire

guide alimentaire

Le gouvernement du Canada a publié en 2019 la huitième édition du guide alimentaire canadien. C’est une avancée remarquable parce qu’il est basé sur des preuves scientifiques et ne résulte pas de pressions du marketing et de l’industrie agroalimentaire. Il n’est pas parfait, mais il contribue à améliorer notre alimentation, un des cinq piliers de notre santé.

Dans une étude de la revue Lancet d’avril 2019, il est rapporté qu’«un décès sur cinq dans le monde est lié à une mauvaise alimentation…avec comme résultats des maladies cardiovasculaires, des cancers et une propension au diabète de type 2. On incrimine un excès de sel, une trop grande consommation de viande et de boissons sucrées, ainsi qu’une insuffisance d’apport en grains entiers et en fruits» (Dr Élisabeth Rousseau, bulletin La Fontanelle, juin 2019).

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a publié en mars 2019 une analyse sur nos habitudes de consommation. Il révèle que les aliments ultra transformés occupent le tiers de notre panier d’épicerie. Cela signifie trop de gras, de sel et de sucre (90% des sucres ajoutés). Mais il y a plus.

Anthony Fardet a une formation d’ingénieur agro-alimentaire. Il est chercheur en alimentation préventive et holistique et a écrit le livre Halte aux aliments ultra transformés! Mangeons vrai. Il assure que l’aliment est plus qu’une somme de nutriments et de calories, c’est-à-dire la composition, le quantitatif.

L’aliment a aussi une matrice (forme, épaisseur, densité), ce qui est l’aspect qualitatif. Et c’est la matrice qui influence la satiété et la vitesse de libération des nutriments dans le tube digestif. Le potentiel santé est la somme des effets dûs au quantitatif et au qualitatif.

Malheureusement, les aliments ultra transformés sont raffinés, fractionnés et recombinés. La synergie d’action des nutriments est détruite et des additifs, du sucre, du gras et du sel sont insérés. Ceci est aussi valable pour les aliments bio, sans gluten et végans. Cette alimentation cause une augmentation des maladies chroniques et une diminution de l’espérance de vie en santé.

Le guide alimentaire nous enjoint de manger plus de fruits et de légumes, des aliments à grains entiers et des aliments protéinés, préférablement d’origine végétale. Il nous invite à limiter les aliments ultra transformés et à choisir le plus souvent l’eau comme boisson de choix.

Ceux qui ont un problème de perméabilité intestinale et qui ne répondent pas au régime Seignalet, au GAPs du Dr Natasha Campbell Mc Bride ou au FODMAP devraient lire Le paradoxe des plantes du Dr Steven Gundry au sujet des lectines.

Pour terminer, le guide alimentaire souligne les habitudes alimentaires :

  • Prendre conscience de nos habitudes alimentaires : prendre le temps de manger, reconnaître la sensation de faim ou de satiété.
  • Cuisiner plus souvent : prévoir ce que nous allons manger, faire participer les autres à la planification et à la préparation des repas.
  • Savourer nos aliments : les traditions alimentaires et culturelles peuvent faire partie intégrante d’une saine alimentation.
  • Prendre nos repas en bonne compagnie.

Réfléchissons, méditons, partageons la santecorazon.quebec. 

Billet # 200

J'aime et je partage ce billet sur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *